BIFFIN

(English below)


La « biffe » désigne un vieux morceau de tissu. Par extension,
les « biffins » étaient des chiffonniers qui ont toujours exercé dans le quartier il y a plus d’un siècle. 


Chaque week-end, sous le périphérique parisien, à deux pas du marché aux puces de Saint-Ouen, Sidy, Mohamed, Miloud, Hena Daniela, Augustin, Zobaer, Sumithra, César, Atanas, Arlette, Bendriss, Nadia, Alouald et de nombreux autres biffins occupent une des 100 places du « Carré des biffins » pour vendre des objets de récupération.


Le « Carré des biffins » est un marché social de la récupération. Ces vendeurs sont tous des acteurs du « ré-emploi ». Par leur activité sur le marché, ils participent à une économie du recyclage, du développement durable. Longtemps considérés comme des « vendeurs à la sauvette », ils sont sortis de l’illégalité en se regroupant autour de Mohamed Zouari pour défendre leurs droits.


Suite à leurs revendications, la mairie du 18e a mandaté l’association Aurore pour gérer ce « Carré » et les obligations qui
y sont liées : résider à Saint-Ouen, dans les 17e ou 18e arrondis-sements de Paris, disposer d’un complément de revenus et ne revendre que des affaires de seconde main. Une fois adhérent,
les biffins doivent toujours avoir sur eux leur carte et surtout utiliser la bâche carrée orange qui leur a été remise la première année.


Si vous vous rendez sur ce marché, vous découvrirez entre 250
et 300vendeurs de tous horizons (chômeurs, retraités, réfugiés…) qui s’activent les samedi, dimanche et lundi pour survivre grâce à cette économie circulaire qu’ils ont mise en place. En évitant le gaspillage, ils permettent à d’autres personnes peu fortunées d’acquérir des objets d’occasion à moindre coût.


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BIFFIN


The "biffe" refers to an old piece of cloth. By extension, the "biffins" were ragpickers who have always worked in the neighborhood more than a century ago.


Everyweek-end, under the ringroad of Paris (France), close to the fleamarket of Saint-Ouen, Miloud, Mohamed, Arlette, Hena Daniela, Augustine, Zobaer, Sumithra, César, Sumithra and many other biffins occupy one of the 100 places of the "Biffins’ Square" to sell objects of recovery.


The "Biffins’ Square" is a social market for recovery. These sellers are all actors of "re-use". By their activity on the market, they participate in a recycling economy, sustainable development. Long regarded as "curbsiders", they came out of the illegality by gathering around Mohamed Zouari to defend their rights.


Following their demands, the Town hall of the 18th district of Paris mandated the association Aurore to manage this "Square" and the obligations that are related: live in Saint-Ouen, in the 17th or 18th districts of Paris, have an additionnal earnings (like social supports) aff and sell only second-hand belongings. Once a member, the biffins must always have their card on them and especially use the orange square tarpaulin that was given to them the first year when they became members of the association.


If you go to the “Biffins’ Square”, you will discover between 250 and 300 sellers from all walks of life (unemployed, pensioners, refugees...) who are active on Saturdays, Sundays and Mondays to survive thanks to this circular economy they implemented. By avoiding waste, they allow other poor people to buy second-hand goods at a lower cost.

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